Le MarchÈ Africain des Engrais

LES FORCES DU MARCHÉ AFRICAIN

  1. Croissance démographique: La population de la CEDEAO¹ devrait presque doubler au cours des 15 prochaines années, passant de 230 millions en 2010 à 430 millions en 2025 (source FAO, 2010). Cette croissance devrait mettre une énorme pression sur la capacité de production agricole en Afrique de l'Ouest pour répondre aux besoins alimentaires et garantir la stabilité des systèmes de sécurité alimentaire de la région (source IFPRI, 2011).
  2. Croissance régionale: Les économies africaines devraient croître de 4,5% cette année (sources BAD, PNUD et OCDE).
  3. Agrobusiness: L'Afrique de l'Ouest continue d'attirer d'importants investissements des groupes agroalimentaires internationaux comme Olam, Cargill et Sime Darby dans les cultures de rente telles que le cacao, huile de palme, le coton, le riz ou le caoutchouc.
  4. Appauvrissement des sols: Une étude indique que les trois quarts des terres agricoles de l'Afrique est en proie à une dégradation sévère des sols causée par l'érosion et la perte de nutriments minéraux essentiels (IFDC source).
  5. Sécurité alimentaire: Il est urgent de stimuler la production agricole locale et d'améliorer la sécurité alimentaire, en particulier en Afrique de l'Ouest et dans le Sahel. L'Afrique est un importateur net de produits alimentaires. En 2007, les importations agricoles du continent ont dépassé les exportations agricoles de l'ordre de 22 milliards de dollars (FAOSTAT source, 2011).


MALI
Au Mali, environ 27% de la population vie dans d'insécurité alimentaire et la pauvreté reste élevée à 47,5% (en 2006). De récentes études montrent qu'une augmentation de 25% des prix alimentaires - le prix moyen du riz dans le pays a augmenté d'environ 20 à 25% en 2008 - entrainerait une augmentation de la pauvreté de 1,7%, ce qui équivaudrait à près de 300.000 personnes qui tomberaient sous le seuil de pauvreté (source FAO). C'est pourquoi une source locale de phosphate est stratégique pour la sécurité alimentaire du pays. En effet cette source locale offrirait un engrais à bas cout, qui pourrait exporter aux pays voisins en cas de surplus de la production.

RESSERRER LE FOSSE (PRODUCTIF)
L'utilisation actuelle des engrais en Afrique sub-saharienne n'est que d'environ 9 kg / ha de terres arables, contre une moyenne mondiale de 101 kg / ha. Selon Lennart Bage, Président du FIDA ², "augmenter l'utilisation des engrais en Afrique est crucial à la fois pour l'éradication de la pauvreté rurale ainsi que pour garantir un meilleur rendement de la production agricole."

Le Sommet Africain sur les Engrais qui a eu lieu en 2006 au Nigeria, avait pour objectifs de stimuler l'utilisation d'engrais à travers le continent, améliorer la sécurité alimentaire et déclencher une « révolution verte » en Afrique. Le sommet a préconisé l'utilisation d'engrais portée à 50 kg / ha d'ici 2015. (Sources: FAOSTAT, le FIDA)

Croissance des rendements céréaliers par rapport à la superficie exploitée

L'appauvrissement des sols en Afrique de l'Ouest (2002-2004)

  1. CEDEAO - Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest
  2. FIDA - Fonds international de développement agricole